J’ai fait du TREC!

Le week-end dernier, j’ai participé à un stage de deux jours d’initiation au TREC. Et comme c’est parfois plus facile de parler de quelque chose qu’on découvre que d’une discipline qu’on pratique depuis des années, je me suis dit que j’allais en faire un article.

Alors le TREC c’est quoi ?

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TREC est l’acronyme de Techniques de Randonnée Équestre de Compétition. C’est une discipline à part entière qui essaye de reproduire en différentes épreuves les difficultés auxquelles les cavaliers randonneurs doivent pouvoir faire face. Il est possible de participer seul ou par équipe de deux. Les trois épreuves sont :

Le P.O.R. : Parcours d’Orientation et de Régularité. Le cavalier, après avoir découvert un tracé imposé (de 15 à 50km) 20min avant le départ va devoir le retracer sur une carte vierge et le suivre scrupuleusement en respectant des vitesses imposées (entre 6 et 12km/h).

Le P.T.V. : Parcours en Terrain Varié. Parcours présentant toute une série de difficultés que les cavaliers d’extérieur sont susceptibles de rencontrer en situation réelle : passage d’eau, passages étroits, branches basses, obstacles naturels,…

La M.A. : Maîtrise des Allures. Le cheval devra parcourir une distance de 100 à 150 m au galop le plus lent et revenir ensuite au pas le plus rapide.

Et ce stage alors ?

Le stage était organisé par Start-Trec (www.start-trec.be) dans le magnifique domaine du Mont d’Anhée. Encore une fois, le lieu à lui tout seul valait le détour.

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Vue depuis la chambre le matin

La matinée du samedi était consacrée à la théorie : présentation du TREC et de ses épreuves mais aussi et surtout la cartographie. Apprendre à lire une carte, à tracer un itinéraire, à visualiser un dénivelé, à estimer des distances, à utiliser une boussole,…

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Concentration maximale

L’après-midi, c’était mise en pratique de tout ce qu’on avait appris. Sur base de l’itinéraire qu’on avait tracé sur notre carte le matin, on a du se repérer dans les bois aux alentours. Entre les chemins qui n’existent pas sur la carte mais sont bien là en vrai et la situation inverse, ce n’était pas toujours évident de s’y retrouver. De plus le tour était assez technique, avec de très gros dénivelés, des franchissements de fossés, des passages à flanc de (mini-)falaise,… Je n’ai su prendre aucune photo de cette partie. Gérer d’une main la carte et la boussole, de l’autre le Pica qui a fait le kangourou les deux heures du tour, la topographie du lieu et un coéquipier qui n’a pas toujours la même interprétation de la carte que moi, c’était déjà bien assez compliqué !

Le dimanche matin, c’était le PTV, la partie que j’attendais le plus. Et celle qui finalement aura été la plus instructive pour moi. Pour ceux qui en doutent encore (j’en faisais partie), ça n’a strictement RIEN à voir avec du cross de concours complet. Même si effectivement il peut y avoir des obstacles à sauter, des passages d’eau,… En TREC, on n’est pas dans la performance sportive, ni dans l’exploit. On cherche avant tout la disponibilité du cheval, que celui-ci s’adapte à chaque situation.

Passage d'eau

Les passages d’eau se font donc obligatoirement au pas

On peut donc devoir prendre un galop énergique pour sauter un tronc en montée, mais juste après on demande à notre cheval de reprendre un pas calme et détendu pour franchir un passage étroit. Pour ceux qui connaissent Pica, vous devinerez que la partie où il faut galoper, ça se passait plutôt bien, mais le retour au calme juste après était beaucoup plus difficile.

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Là, ça a l’air d’aller, mais il tortillait tellement du cul qu’on a renversé au moins une barre à chaque fois…

On peut aussi nous demander de mettre pied à terre et de franchir un obstacle en main. Là aussi il vaut mieux avoir un cheval un minimum éduqué pour ne pas le réceptionner dans les bras. L’accent est mis sur la fluidité du mouvement. Le couple ne doit pas marquer de temps d’arrêt ni accélérer à la réception du saut. Au début, j’étais trop exigeante avec mon cheval et lui demandais de prendre un rythme trop lent qui lui compliquait la tâche.

contre bas doucement

Après, ça allait mieux.

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Le dimanche après-midi, on a donc terminé par la M.A. C’est ce qui paraît le plus simple mais qui est en fait le plus compliqué. Demander à un cheval de se déplacer avec autant de précision après avoir crapahuté dans les bois et avoir passé des difficultés en tout genre, c’est sournois. C’est aussi là qu’on voit que le travail de dressage en piste est réellement utile et important.

MA

Au final, je recommanderais à TOUT LE MONDE de s’essayer au TREC, quelque soit la discipline de prédilection ou les objectifs. Le but n’est pas d’avoir un cheval plus fort, plus rapide, qui saute plus haut ou autre mais d’en faire un partenaire fiable, calme et à l’écoute, et ça, ça peut aider dans toutes les équitations possibles. Dans mon cas personnel, je n’ai pas appris grand-chose d’un point de vue technique, mais je me suis rendue compte qu’il reste du chemin à faire du point de vue de la gestion de l’énergie et du stress. Un dernier argument, c’est que les chevaux s’amusent ! Le cheval de mon copain qui est habituellement froid et blasé en piste s’est transformé pendant le week-end en un animal tout fringuant et à l’œil pétillant. Rien que ça, ça valait bien la peine de rouler 115km pour aller jusque là.

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